
La TSH ou thyréostimuline, lorsqu’elle est anormalement basse pendant la grossesse, est en général le signe d’une hyperthyroïdie. Ce terme signifie que la thyroïde produit beaucoup trop d’hormones. Dans ce cas, la mère et le fœtus sont exposés à des complications sérieuses. Pourquoi la TSH baisse-t-elle significativement pendant une grossesse ? Quels sont les risques pour la mère et le bébé ? Quid du diagnostic et du suivi ?
Sommaire
Quelles sont les causes d’une baisse de TSH durant la grossesse ?
D’une part, au premier trimestre de la grossesse, l’hormone HCG produite stimule les récepteurs de la TSH. Aussi, la T3 et la T4 sont-elles produites en excès, ce qui supprime la TSH dont le taux baisse significativement.
D’autre part, l’hyperthyroïdie gestationnelle transitoire peut entraîner une baisse de la thyréostimuline. Il y a également des problèmes de santé comme la maladie de Basedow qui est un cas pathologique qui peut avoir une incidence significative sur le taux de TSH dans l’organisme de la femme enceinte.
Quels risques pour la mère ?
Pour la femme enceinte, les risques encourus sont la tachycardie, des palpitations, une insuffisance cardiaque éventuelle, une perte significative de poids, de l’anxiété, des tremblements et des insomnies.
Elle encourt également un risque accru de prééclampsie, mais aussi d’hématome rétro-placentaire (le placenta se détache de la paroi utérine après environ 20 semaines de grossesse). Elle pourrait aussi souffrir d’une crise thyrotoxique fatale, surtout si elle n’est pas suivie médicalement.
Quels risques pour l’enfant ?
Le développement de l’enfant peut être compromis. Il y a des risques de fausse couche précoce, ainsi que des possibilités d’accouchement prématuré. L’enfant naîtra donc avec un faible poids et pourrait avoir un retard de croissance utérin.
Des malformations congénitales ne sont pas à écarter. De plus, à cause de certains anticorps ayant la possibilité de traverser le placenta, l’enfant risque une tachycardie ou un goître à cause de l’hyperthyroïdie néonatale provoquée.

Qu’en est-il du diagnostic et de la prise en charge ?
Lorsqu’un taux anormalement bas de TSH est détecté chez la femme enceinte, des examens complémentaires seront effectués. Ces examens consistent à doser les T3 et T4 libres et permettront d’établir si l’hyperthyroïdie est franche ou clinique.
Si une augmentation de la T4 supprime la TSH, l’hyperthyroïdie est manifeste. La prise en charge est médicamenteuse et rapide pour éviter les complications. Si en revanche, la TSH est faible alors que la T4 est normale, on pensera à une hyperthyroïdie subclinique. Le suivi ici doit être attentif, surtout s’il y a des facteurs de risques ou que les symptômes progressent.
Dans le cas où la cause est la maladie de Basedow, il faudra doser certains anticorps thyroïdiens qui pourraient signaler un problème auto-immun. Un traitement médicamenteux peut ne pas être requis si la baisse de TSH est relative à l’HCG lors du premier trimestre de grossesse.
Il existe encore plusieurs autres cas de figure : en fonction des résultats des analyses et des antécédents du patients, le médecin effectuera une prise en charge adaptée. Quel que soit le cas, il est impératif de prendre en compte les signes cliniques importants et les symptômes supplémentaires en dehors des taux hormonaux.
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Pierre Lemoine est spécialiste des soins capillaires et des traitements contre la chute de cheveux. Il conseille et rédige des articles sur les solutions les plus efficaces pour conserver une chevelure saine.

